Lycée Emile Littré. Avranches. Compte rendu d’une sortie scolaire par Justine Autour du livre : trois lieux différents, trois lieux passionnants Le 28 avril 2026, notre classe de première HLP s’est rendue à trois lieux différents (mairie d’Avranches, Mille et une pages et le Scriptorial). Cette sortie avait pour but de finir notre projet de Coup de jeune en librairie, commencé depuis le début de l’année. Pour commencer, nous avons visité la bibliothèque patrimoniale de la mairie d’Avranches qui conserve entre autres, les Manuscrits du Mont-Saint-Michel. Nous avions rendez-vous à 10h00 avec Julie Calloch pour la visiter. Julie est chargée de la collection : son objectif, avec ses collègues, est de conserver les ouvrages et de les valoriser. Pour cela, elle a fait une licence d’histoire de l’art, puis un master dans les métiers du livre Ensuite, elle nous a expliqué l’histoire de la bibliothèque. La bibliothèque existe depuis 1850 : elle était prévue dès la construction de la mairie. Elle contient 40 000 ouvrages, dont 18 000 dans une seule pièce. Dans ces 40 000 ouvrages, il y a 200 manuscrits du Mont-Saint-Michel. De plus, Julie nous a expliqué qu’en 1790, l’État a confisqué ces ouvrages à l’Église sur le territoire avranchin. Dans cette bibliothèque patrimoniale, on peut retrouver principalement des livres de religion, des bibles polyglottes dont certaines comportent jusqu’à 9 langues, comme l’arménien. Mais aussi des livres sur l’histoire, les sciences humaines comme la physique et les mathématiques, ainsi que du droit et de la littérature générale. Ensuite, on a appris qu’à partir du XIXe siècle, les livres sont rangés par taille (les plus gros en bas et les plus petits en haut) et par thème pour faciliter la recherche. Il ne faut pas oublier que c’est un lieu de conservation, donc ce n’est pas en libre-service tout le temps. Ceux qui viennent dans cette bibliothèque sont souvent des chercheurs venant de nombreux pays, mais aussi des locaux pour consulter la presse ancienne ou l’état civil pour des recherches généalogiques. Elle est aussi ouverte lors d’événements nationaux. En effet, elle n’est pas en libre accès car nous, les êtres humains, pouvons être nuisibles aux ouvrages. Mais il y a aussi les insectes, l’humidité (qui peut provoquer des champignons et de la moisissure) et la lumière, qu’ils appellent « luxe », qui provoque le jaunissement des pages. C’est pour cela que certains ouvrages sont conservés dans une pièce dans le noir. Pour les autres, des fenêtres anti-UV ont été installées. Par la suite, nous avons appris que le plus vieil ouvrage qu’ils possèdent date du VIIIe siècle, mais qu’il n’en reste qu’une seule page, retrouvée lors d’une restauration. En effet, cette page était cachée dans le renfort d’un livre. Après cela, nous avons pu voir trois ouvrages. Le premier est un manuscrit du XIIIe siècle du Mont-Saint-Michel. Il est écrit sur du parchemin, fabriqué à partir de la peau d’animaux, souvent de veau ou d’agneau. Il est écrit en latin, et un enlumineur a réalisé un cadre avec des feuilles d’or autour des dessins. Nous avons pu voir des réglures sur les pages : ce sont des traits fins pour que les moines puissent écrire droit, réalisés avec des mines de plomb. Ce manuscrit était destiné à la communauté chrétienne, mais aussi aux études et aux moines. Nous avons remarqué que les pages n’étaient pas numérotées. Julie nous a appris qu’on ne parlait pas de pages, mais de folios : pour les moines, on disait recto-verso (par exemple 56R, 56V puis 57R…) Ensuite, le deuxième ouvrage était un imprimé de 1493 en papier. Celui-ci parle des chroniques du monde à la fin du XVe siècle, à Nuremberg. C’est une représentation du monde, avec des illustrations chimériques représentant des histoires fantastiques, comme des habitants lointains avec plusieurs membres. Cet imprimé a été réalisé grâce à la presse. Nous pensions que l’imprimerie avait été créée en 1470, mais en Allemagne, elle existait déjà depuis 20 ans Enfin, le dernier ouvrage est une encyclopédie de Diderot du XVIIIe siècle. Le graveur est anonyme, comme la plupart du temps. Les illustrations sont faites sur du cuivre, ce qui permet des détails plus fins. Celui qui l’a éditée est un scientifique, mais il a été accusé de vol car l’Église condamnait l’encyclopédie. Pour finir, ce premier lieu a été, pour moi, un réel plaisir car je n’avais jamais visité cette bibliothèque. De plus, j’ai appris plusieurs choses, comme le fait qu’il faut en moyenne 6 mois pour faire 300 pages pour un ouvrage. J’ai aussi adoré le fait que nous puissions voir trois ouvrages différents ainsi que l’histoire de la bibliothèque patrimoniale. Après cette visite à la mairie, nous sommes allés à la librairie du nom de Mille et une pages, toujours à pied. On avait rendez-vous à 10h35. C'est une librairie indépendante tenue par Cécile Paithès,et Lucie Benoît. Elles ont fait un master des métiers du livre. Leurs rôles sont de conseiller les lecteurs selon leurs goûts, de commander des livres demandés par les clients, mais aussi de commander les nouveautés.Elles gèrent aussi la caisse et les stocks, mettent en rayon, étiquettent et enregistrent les livres dans leurs registres. De plus, elles organisent des événements. Dans la librairie, il y a plusieurs styles de livres différents, comme de la fantasy, de la romance, des BD, mais aussi des livres et des manuels scolaires. Elles travaillent avec des maisons d’édition comme Hatier ou Folio+. Après cela, nous avons eu le droit à 30 euros de livres par élève, donc nous avons cherché les livres que nous voulions. J’ai trouvé ça bien et j’ai trouvé que c’était super qu’on puisse choisir des livres d’une valeur de 30 euros. Mais, pour ma part, j’ai trouvé le premier lieu plus intéressant, car à la librairie je n’ai pas appris plus de choses que je ne savais déjà Pour le dernier lieu, nous sommes allés au Scriptorial d’Avranches. Nous étions attendus à 11h10. Nous avons rencontré notre guide pour la visite, elle s’appellait Céline, qui est agent d’accueil et de médiation. Mais il n’y a pas qu’elle : il y a une équipe de plusieurs (12) personnes derrière, dont Chloé, Christelle, Catherine,... Le Scriptorial est un musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel. Cette année, le musée fête ses 20 ans. Le musée comporte plusieurs salles différentes, dont la présentation des 12 manuscrits, la présentation des différentes explications et légendes comme le crâne troué, mais aussi une salle sur la science (astronomie et mathématiques). Pour les 20 ans du musée, il y a une exposition sur le temps. De plus, il y a une salle qui présente les outils, les colorants… Nous pouvons aussi visionner des films de présentation. Céline nous a dit qu’à Avranches, il y a trois sites : la bibliothèque patrimoniale, le Scriptorial et le musée d’art et d’histoire. Le Scriptorial reçoit 25 000 visiteurs par an. Dans ce musée, il y a des manuscrits et des livres du Mont-Saint-Michel, dont 200 livres du Moyen Âge qui parlent de religion, de musique, de sciences comme l’astronomie et la géométrie, mais aussi de droit et d’histoire. Nous avons aussi vu une reconstitution du Mont-Saint-Michel avec différentes couleurs pour montrer les étapes de la construction au fil des années. Ensuite, nous avons appris que ce sont les Chinois qui ont inventé l’imprimerie, avec des caractères en métal, avant Gutenberg. Nous avons appris que les moines copistes travaillaient dans un scriptorium et suivaient un modèle. Ensuite, il fallait coudre les pages puis les recouvrir avec des planches de bois et parfois de cuivre pour que cela soit solide. Un livre prenait alors 1 à 2 ans de travail. Avant, et encore aujourd’hui, un livre est vu comme un trésor, et les moines les attachaient pour ne pas être volés. De plus, sur un manuscrit, il pouvait y avoir jusqu’à 8 personnes. Céline nous a comparé le prix d’un manuscrit au prix d’une ferme. Enfin, elle nous a expliqué et montré les outils utilisés pour écrire. Les copistes utilisaient des plumes d’oie pour écrire, et pour l’encre, ils faisaient un mélange avec des noix de galle et du sulfate. Pour les couleurs des illustrations, ils utilisaient soit des minéraux, des plantes ou de la matière animale, et parfois de la feuille d’or. J’ai aimé ce lieu et je l’ai trouvé intéressant car j’ai appris plusieurs choses comme le prix d’un manuscrit, les outils et les colorants. Cette sortie scolaire m’a permis de découvrir plusieurs lieux autour du livre à Avranches. J’ai trouvé cette expérience intéressante car elle m’a appris beaucoup de choses sur les manuscrits et le travail autour des livres. C’était une sortie très intéressante et instructive.
Informations
- David Le Digarcher
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- 6 mai 2026 06:31
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